Les Sentinelles du Climat

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Les Sentinelles du Climat

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Revue de presse – Février 2017

Globalement, les chercheurs estiment que l’impact du changement climatique sur les animaux a été jusqu’ici sous-estimé, comme le rapporte Science et Avenir. Ce constat est tiré d’une étude scientifique sur 120 espèces de mammifères et 569 espèces d’oiseaux. « Les efforts de recherche et de préservation devraient s’intéresser plus aux impacts +ici et maintenant+ du changement climatique », pas seulement aux prévisions pour l’avenir, écrivent les auteurs. C’est ce que veut faire le programme les sentinelles du climat…

Science et Avenir propose un article montrant comment le changement climatique impacte indirectement une espèce et accentue les effets négatifs de la surexploitation des ressources marines : la surpêche et le changement climatique brouillent les signaux utilisés par les jeunes manchots du Cap pour trouver des secteurs océaniques riches en nourriture. Ils se retrouvent dans des zones inadaptées, qualifiées de « pièges écologiques marins » par les auteurs de l’étude parue dans Current Biology. Les secteurs concernés (température froide et concertation en chlorophylle-a élevée, signe d’une haute disponibilité en zooplancton et en poissons) ont été modifiés par la pêche industrielle (moins de poissons) et le changement climatique (migration des bancs de poissons en raison des changements de température et de salinité de l’eau). Les manchots empereurs sont aussi menacés par le changement climatique, comme le montre cet autre article de Sciences et Avenir.

Pendant ce temps, des chercheurs anglais tentent de trouver les facteurs importants pour la survie des guêpes, car elles sont globalement plus nombreuses qu’avant au Royaume-Uni. Le changement climatique leur serait favorable grâce à des printemps plus chauds et plus secs (article complet dans The Guardian). Mais il serait défavorable aux oiseaux des déserts australiens. Les chercheurs australiens mettent en évidence un risque accru de mortalité des oiseaux des déserts par déshydratation. Pour refroidir leur corps, ils ouvrent le bec et ventilent plus. Ceci augmente la déshydratation (article issu du site de l’ONG Audubon).

Plus près de chez nous, les chercheurs se penchent sur le chêne sessile. Les résultats montrent que l’espèce présente une faible sensibilité aux variations climatiques et que le facteur le plus important est le manque d’eau. Pour autant, le changement climatique pourrait affecter la survie des populations du sud et de l’est de l’Europe (les détails sur le site de techno-science).